Tout en bas du blog, déroulez, déroulez vous avez les étapes de la reliure, reliées aux articles qui leur correspondent, en cliquant sur ces liens hyper-texte.

dimanche 22 octobre 2017

Jean Toulet



http://www.patrimoineecrit.culture.gouv.fr/files/catalogues/toulet_reliure.pdf

Des demi cuir dans la continuité d'une bibliothèque familliale sur plusieurs générations.


























Le demi cuir est une façon de protéger les livres à cout moyen.
Un modèle à la base pour refaire à l'identique.
https://restaurationlivreatroo.blogspot.fr/2014/12/taille-de-la-carte-du-faux-dos-pose-des.html

https://restaurationlivreatroo.blogspot.fr/2015/01/les-faux-nerfs.html

Un cartonnage refait.



le travail fini concernant cet article:

https://restaurationlivreatroo.blogspot.fr/2016/10/le-savant-cosinus-et-la-famille.html

Pierrot et sa conscience doré comme un sous neuf.















Le briquet ... mais où est le briquet pour mettre le feu à tous ces livres .....?

http://www.ksbm.oeaw.ac.at/_scripts/php/BR.php en ligne c'lui là.

Le briquet, c'est pas vraiment un briquet ...
Interdit la fumette dans les ateliers.
C'est un chercheur qui a répertorié tous les dessins sur les papiers qu'on voit en transparence.
Charles-Moîse B. de son petit nom.


https://archive.org/search.php?query=creator%3A%22Briquet%2C+Charles-Moi%CC%88se%2C+1839-1918%22



Cela permet de dater, d'identifier et c'est joli ....

A dada sur mon bidet ...




Extrait de l'article WIKI que je copie colle par habitude, parce qu'il change souvent ...
Hélas désastreux comme article parce que le papetier fait des filigrane en cuivre .... le formaire: https://restaurationlivreatroo.blogspot.fr/search/label/Formaire

Papeterie



Dans un papier du XVIe siècle, fabriqué dans l'Aube.


"En fabrication artisanale, cet effet est obtenu dès la formation de la feuille par une diminution locale de la quantité de fibres lorsque le papier est mouillé; Il y a deux sortes de façon d'opérer. Il faut savoir que le filigrane dans la feuille est formé grâce au rouleau égoutteur (pour une machine table plate), ou à la forme ronde. On travaille donc sur les « toiles fines », qui sont sur toute la surface du rouleau (ou de la forme).
Le filigrane « au trait » est obtenu lorsqu'on a soudé des fils de cuivre sur cette toile. Ces fils font des « clairs » dans la feuille, que l'on retrouve par transparence dans le papier. Utilisé généralement pour des dessins sans relief, ou des textes simples.
Le deuxième type de filigrane, appelé « ombré » est obtenu lorsqu'on a « embossé » cette toile. On grave un poinçon en deux parties, mâle et femelle, et on applique le relief à la toile en « écrasant » la toile entre les parties du poinçon. Cette méthode est utilisée lorsque le dessin du filigrane est complexe, quand il y a du « noir », ou lorsque le dessin comporte « plusieurs épaisseurs ».
Si les premiers filigranes permettaient aux papetiers d'apposer une marque personnelle sur leur production, ce procédé est surtout utilisé pour les possibilités sophistiquées de garantie de l'authenticité de documents officiels (papier-monnaie, timbres, papiers d'identité, etc). Depuis 2000, dans certains cas, les ordonnances rédigées en France par les médecins sont sécurisées par des filigranes.
Des motifs de filigrane ont donné leur nom à des formats de papier  : une grappe de raisin pour le format raisin (50 cm x 65 cm), même chose pour cloche, couronne (36 cm x 40 cm), jésus (56 cm x 72 cm)...

Usages des filigranes

Un filigrane présente le double avantage d'être une marque difficilement falsifiable et de ne pas altérer le document lui-même, pouvant même constituer un élément de raffinement. Ces avantages lui confèrent la fonction de métadonnées avec leurs multiples usages possibles.
Le filigrane peut jouer le rôle d'état civil du document en précisant les paramètres de la fabrication : lieu (moulin à papier, marque du fabricant (initiales ou nom du papetier)), date... Il peut aussi informer sur le type de papier : son format et sa qualité (dès le XIVe siècle en Italie).
Des sociétés proposent des papiers avec un filigrane individualisé, évoquant par exemple l'identité ou le logo de l'entreprise. Les documents sont mis en valeur et présentent une certaine garantie d'authenticité.
Par généralisation, on parle de filigrane pour des informations importantes mais invisibles dans des conditions ordinaires (voir stéganographie).
Comme métadonnées primitives, les filigranes peuvent être étudiés par l'historien d'abord en eux-mêmes, et ensuite comme base d'identification et de critique des sources.

Histoire des filigranes



Filigrane (biblioteca dell'Accademia della Crusca, Florence)
Le premier filigrane - une croix grecque - a été identifié sur un papier fabriqué en Italie (Fabriano) en 1282, les papiers provenant d'Orient ou du monde arabe n'en possédant pas.
Guère plus d'un siècle plus tard, les papetiers italiens doivent utiliser des filigranes pour l'identification des papiers de qualité.
Les filigranes furent rendus obligatoires en France par Louis de Tignonville, bailli de Troyes, en 1398, et Charles VI, en 1409.
Longtemps la base des filigranes était réduite à une figure simplifiée inspirée par le contexte culturel : motifs religieux (symboles), naturels (animaux réels ou imaginaires, végétaux), militaires (armes) et autres métiers (outils). Rapidement, au XVe siècle, des tentatives de falsification et des exigences de normalisation, ont entraîné des sophistications des représentations comme l'indication de l'identité du fabricant (édit d'Henri III en France).
La tradition des filigranes s'interrompt au cours du XIXe siècle avec l'apparition des machines à papier en continu jusqu'à ce que la technique soit en mesure de remplacer efficacement le principe du fil de laiton."
https://fr.wikipedia.org/wiki/Filigrane

Le formaire.

source:
http://www.formesdepapetiers.com/formesdepapetiers/les_formes_%C3%A0_papier.html
Un autre métier rare .. le formaire est la personne qui fabrique els formes pour le papetier

http://www.formesdepapetiers.com/formesdepapetiers/les_formes_%C3%A0_papier.html

Dans le vocabulaire du relieur et par usage courant on parle de pontuseau et de vergeur pour désigner les dessins que vous pouvez voir en transparence sur les vergés anciens.
En réalité c'est un abus de langage, ces termes désignent les fils de cuivre de la forme.
Les pontuseaux sont les colonnes et les vergeurs, les petits fils en cuivre horizontaux.
c'est aussi une indication du sens de la feuille ...
La feuille, une fois humidifiée, s'allonge dans le sens des vergeurs ... de gauche à droite et de droite à gauche.
Très important, en cas de collage: deux feuilles collées dans un sens opposé, gondolent .. et frisent.
Le principe du cambrage pour les cartons est aussi basé sur le sens des matériaux: les fibres triturées et secouées se mettent dans le même sens et suivront donc un sens d'allongement qui va dans le sens des copines fibres ....

On révise un peu les bases de l'histoire de la reliure? 16.

On reprend un peu après le moyen Age.
Beaucoup de littératures, de thèses, parlent du contenu des livres.
J'ai trouvé aussi des liens qui parlent de la matérialité du livre, on ira lire ou écouter les dossiers de Roger Chartier sur "qu'est qu'un livre?" et sur la circulation des écrits.
http://www.college-de-france.fr/site/roger-chartier/#course
Mais aussi là: http://histoire-du-livre.blogspot.fr/p/sebastien-brant-et-limage-du-fou.html

Et ailleurs aussi Robert Darnton et le livre en France .
http://www.robertdarnton.org/literarytour

Mais finalement je ne connais que le livre de Roger Devauchelle qui parle de la technique de la reliure en elle-même.

Savoir reconnaître les différentes époques à travers le décor et les caractéristiques techniques des traces et des matériaux du livre est encore un autre domaine.
Il rejoint ma pratique parce que justement je pratique le métier et je me mets à la place des relieurs de chaque époque qui, outre les contraintes des matériaux disponibles dans les ateliers des imprimeurs libraires, devaient répondre à des contraintes de temps et d'économies de matériaux, des cahiers de charges propres à chaque commanditaire.
De ce point de vue, le métier n'a pas changé.
Sauf à être indépendant et à être coupé des métiers de l'édition, de l'écriture et de l'industrie des matériaux.
Nous avons pour faire durer nos métiers à répondre à une contradiction majeure qui n'existait pas avant l'invention de la science dans ces métiers techniques : les matériaux de la reliure ne sont pas compatibles avec les matériaux de la conservation parce qu'ils apportent dans l'objet d'autres éléments de dégradations et si on a stabilisé la dégradation des matériaux du livre existants ... ce n'est pas pour en ajouter.
Dans le cadre patrimonial, la reliure n'est pas pour tous les livres.