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samedi 6 janvier 2018

L'alphabet de Tiron.

Voilà un livre in folio que j'ai fait il y a déjà quelques temps.

Il était abîmé en tête et sur les plats mais rien de grave.
Le thème était très curieux.

Un alphabet tironien.


Journal des sçavans.
A priori ils 'agit d'une méthode ancienne manuscrite de prise de notes mise au point par un secrétaire de Cicéron, sans qu'aucune preuve ne soit donnée sur cet argument.



https://irht.hypotheses.org/199


http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1853_num_14_1_445160


Recherches sur les notes tironniennes

Jean Coulon de Thévenot tentera en 1776 de réformer le système de Tiron, mais sa méthode ne sera finalement pas retenue.
Jean Gruter a étudié les notes tironiennes et en a réuni plus de 13 000 dans un ouvrage qu'il a publié en 1603. En exploitant cet ouvrage, Pierre Carpentier a été l'un des premiers à tenter de comprendre les méthodes de « chiffrement » des notes de Tiron. Il a publié Alphabetum Tironianum, seu Notas Tironis Explicandi Methodus en 1747. Carpentier a plus particulièrement étudié un capitulaire et des diplômes de l'époque de Louis le Débonnaire, et a traduit un certain nombre de notes. Son déchiffrement, limité à une partie des notes et parfois erroné, a été sévèrement critiqué par des études contemporaines[11].
Kopp publia en 1817, 13 000 signes[9], dans l'ordre alphabétique de leur signification. Jules Tardif compléta ce travail en établissant en 1850 un alphabet d'environ 240 signes aux tracés dérivés de lettres grecques, de lettres latines et de quelques signes particuliers, une grammaire décrivant les modes de composition et de ligature et un dictionnaire complet du système tironnien[12].
Nombre de sténographes ont étudié les notes tironiennes pour définir leur système sténographique. On peut citer par exemple Louis Prosper Guénin, auteur du livre Les Notes tironiennes, leur nature et leur origine (1882, Arras).
Source WIKIPEDIA.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9726631j/f13.vertical

Il s'agit là en illustration un exemplaire numérisé, différent de mon livre que je ne montrerais pas par soucis de confidentialité et de secret professionnel.


Voici la restauration classique.















 
 



La réflexion sur ce livre s'est faite autour de deux axes:

- Travailler le dos de façon à sauvegarder des petites enluminures qui ont servies de claies.
- Nettoyer les plats en parchemin décoré façon "patte de pigeon" qu'on trouve sur les plein-veau mi 18ème, en préservant le dessin fragile sur le parchemin.
Le premier essai de nettoyage dans un coin a montré que la couleur était fragile.
les manques ont été refait au japon coloré à l'aquarelle et au brou de noix.

Ce qui rend surtout un résultat net, c'est la mise en presse entre deux molletons pendant une bonne semaine, avec vérification que les pages intérieures n'ont pas souffert de la pression. Les cuvettes sont toujours présentes pour les gravures.
Le cuir a été assoupli et nourri de longue heure avec  un mélange gras, avant d'être reposé.
Tout ça est recollé à la colle de pâte RH8.







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