Tout en bas du blog, déroulez, déroulez vous avez les étapes de la reliure, reliées aux articles qui leur correspondent, en cliquant sur ces liens hyper-texte.

dimanche 21 août 2016

Botanique, suite 14ème, 15ème, 16ème (12).

 
 
Nous poursuivons la botanique à travers les livres par des exemples concrets.
La sortie du Moyen Age dans cette discipline se fait par la redécouverte des écrits de Théophraste.
En 1483, il est traduit en latin et disponible dans toute l'Europe.

Une thèse qui fait une bonne synthèse de cette science:
http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/64128-plantes-savoir-et-imprimerie-a-lyon-au-xvie-siecle.pdf

C'est aux 13ème/ 14ème que l'observation de la nature devient d'une précision qu'on retrouve dans les œuvres des artistes.
La copie d'après copie recule.
 
 
 
 
 
.
http://www.mnhn.fr/fr/visitez/agenda/rendez-vous-museum/conference/plantes-animaux-grandes-heures-anne-bretagne

http://blog.pecia.fr/post/2012/12/17/Les-Grandes-heures-d-Anne-de-Bretagne-sur-Gallica



Progressivement, la critique, la re-traduction des œuvres des anciens augmentée de nouvelles observations in situ contribuent à former une science plus précise.
L'illustration devient de fait plus réaliste. Les voyages et explorations des 15 et 16 èmes siècles donnent naissance à une histoire naturelle.
Même si tous les pays d'Europe semblent suivre ce chemin de découverte, l'Italie est précurseur dans la création de jardins botaniques liés aux universités.





Padoue.
Source de l'image:


https://unmondemoderne.wordpress.com/2014/01/10/une-histoire-des-jardins-botaniques-entre-science-et-art-paysager-de-yves-marie-allain/

http://www.padovamedievale.it/info/jardin-botanique/fr


L'herbier naitra de l'impossibilité d'observer les plantes longtemps ... tributaire des saisons, l'observateur ne dispose que de quelques mois.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Luca_Ghini


L'imprimerie fournira beaucoup de copies d'anciennes traductions avec de nombreuses erreurs ....
Hommes d'argent, les éditeurs et imprimeurs en font des succès d'édition et gagnent avant toute rigueur scientifique, de l'argent.

1434 Gutenberg.

1469 première traduction de Pline à Venise

Histoire de l'origine et des prémiers progrès de l'imprimerie: SupplémentPar Prosper Marchand,Jacobus van der Schley























Livre imprimé et illustré:
http://classes.bnf.fr/livre/grand/1086.htm


http://le-bibliomane.blogspot.fr/2012/01/renaud-de-nimegue-imprimeur-venise-1477.html



En 1470 c'est le livre de Bartholomaeus Anglicus qui est imprimé pour la première fois.
Je n'ai pas trouvé cette édition numérisée mais ...
http://collections.bm-lyon.fr/presseXIX/PER0044ae561e018a32


Page de titre de Barthélemy l'Anglais, Le Propriétaire des choses Paris, Jehan Petit et Michel Lenoir, 1510 (BM Lyon Rés.157770, f. 1)

Source de l'article: Jacques Rossiaud
Professeur émérite à l'université Lyon II-Lumière, spécialiste des régions rhodaniennes, Jacques Rossiaud a publié en 1988 La Prostitution médiévale, devenu un livre de référence. Il a participé à la rédaction de La Ville en France au Moyen Age, sous la direction de Jacques Le Goff. Il prépare actuellement un Dictionnaire du Rhône médiéval.


A suivre .....

mercredi 10 août 2016

Botanique, philosophie et traduction (11).

Remontons au calandes grecques .... pendant que l'Europe sombre dans l'ignorance, en Syrie, la culture bat son plein. Nous sommes de l'an zéro à l'an 1301.

(voix off: Où il fait la preuve que les livres, seuls, nous sauverons de la bêtise,
et de la culture des jardins par la culture de la philosophie et de l'histoire des religions,
tous les chemins mènent à l'atelier et aux livres.
De la nécessité de savoir l'histoire des peuples et de leurs religions, des rapports entre politique, religion et conquête ainsi que progrès scientifiques et biologiques.)


La transmission des textes antiques se fait par la traduction des Chrétiens d'Orient, en syriaque puis en arabe les tout-premier siècle de l'ère chrétienne.

" Ils n’avaient pas besoin au départ de traduire les textes grecs en syriaque car ils connaissaient le grec. Par la suite, la traduction des textes grecs en syriaque devint une nécessité pour plusieurs raisons : non seulement le syriaque fut choisi pour la liturgie de l’Eglise de Perse (en opposition à l’Eglise de Byzance, qui choisit le grec comme langue liturgique), mais le nombre d’étudiants perses fréquentant les écoles théologiques chrétiennes fut en progression, or, les habitants de l’Empire perse ne parlaient pas couramment le grec. D’ailleurs, dans les écoles théologiques situées en Perse, l’enseignement était fait uniquement en syriaque. "Pour la botanique c'est pareil, voir les articles précédents. dans l'index.
 
 

Sur les nabatéens:
https://lejournal.cnrs.fr/articles/le-royaume-oublie-des-nabatéens














source: https://lejournal.cnrs.fr/articles/le-royaume-oublie-des-nabatéens



Un ouvrage sur l'agriculture nabatéenne au 8ème siècle après J.C. constitue la source la plus importante de la botanique arabe nous dit J. Magnin-Gonze.
 

 
 
 
 
 
 
"Au Moyen Age, les livres traduits en arabe devinrent accessibles aux philosophes et théologiens des pays d’Europe, qui redécouvrirent les philosophes grecs par ce biais."
 
 
 
 
 
 

Les traducteurs dans l'histoire. 3e éditionInformations

Sous la direction de : Jean Delisle, Judith Woodsworth, Benoit Léger
Discipline: Histoire Parution: 24 octobre 2014402 pages 39.95 $
ISBN : 978-2-7637-2184-2


On comprend bien pourquoi lorsqu'il y a une partie de la population, la plus nombreuse en général, qui ne s'occupe pas de se cultiver, comme un jardin, la partie la plus négative refait surface.
Préserver des livres, c'est bien.
Mais les lire c'est mieux.
En tirer la substance et des arguments, qui donnent du sens à notre monde, vient de toute ces lectures.
C'est le rôle des politiques de permettre de nouvelles traductions des textes anciens où perdus-retrouvés, tout s'enchaine et se déchaine selon la volonté d'instruire le peuple ou non.
Pour que le monde retrouve son sens. Pas seulement des ouvrages a visées commerciales, des traités ultralibéraux mort-nés dans leurs œufs, des traductions d'articles qui pourront être exploités de façon uniquement économique et industrielle.
L'accès aux études et la clarté des propos.


En conséquences, prenez le temps de lire vos ouvrages et de faire le lien entre la déconstruction totale du savoir après la seconde guerre mondiale.
Reconstruisez des bibliothèques.
Choisissez vos lectures.
https://www.facebook.com/lesminutesdelatelierreliureestautreexplications/?fref=nf


Beaucoup plus lointain, non, je n'ai pas oublié Nestorius de Damas.


Et plus près de chez nous, l'Europe entre le 10ème et le 12ème siècle se réveille, pour permettre au 13ème, avec la création des centres universitaires, un changement et un retour à la botanique comme partie de la science de la pharmacopée et de la médecine.

Il faudra attendre la Renaissance pour que la botanique soit une science qui étudie les plantes pour ce qu'elles sont et non plus pour les services qu'elles peuvent rendre.

dimanche 7 août 2016

Les jardins, la botanique et les livres. (10).

Source:
http://www.numerique.culture.fr/pub-fr/document.html?id=FR-DC-B320136201_001
Rédigé entre 1304 et 1306 (source WIKI), le Ruralium commodorum opus de Piero de Crescenzi, selon Joëlle Magnin-Gonze achevé en 1305, est le livre qui fait le pont entre la botanique pratique médiévale, (qui n'a pas encore de théorie, reste confuse, souvent laissée à la copie plus ou moins rigoureuse des moines des champs, qui modifient la théorie des simples des médecins des villes avec leurs propres connaissances et observations de leurs jardins), et l'Art des jardins du XVIème siècle.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52501523r/f1.planchecontact
 
 
 

En terme concret.















Il fut aussi imprimé et largement diffusé et recopié d'après le livre imprimé...
http://www.arlima.net/mp/pietro_de_crescenzi.html

Un best seller.
 "Le livre VI présente la culture des « herbes » du jardin, avec la description de plus de cent trente plantes utiles pour la médecine et l’alimentation." Source:
http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Crescenzi1486.asp?param=

On connait de lui le calendrier des travaux des champs, voir  la reproduction "du livre Calendrier issu du Rustican de Pierre de Crescent. Miniature du Maître du Boccace de Genève issue du manuscrit du musée Condé, ms.340, vers 1470-1475" (source Wiki).





Là, je n'ai pas trouver mieux pour donner à lire une étude sur Roger Bacon: A redécouvrir!
https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Bacon

" les scolastes ignorent ce que les fondateurs ont écrit parce qu'ils ne sont pas encore capables de les lire dans les textes originaux et qu'il vaut mieux brûler les traductions qui en existent. les traductions doivent être demandées à la nature , non à la bible et encore moins aux pères de l'église (...)"

Source: Histoire de la botanique J. Magnin-Gonze qui émet l'hypothèque que Albert le Grand avait lu Bacon.

Albert Le Grand de vegetalibus
http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1994_num_82_301_3859_t1_0246_0000_2

Ce traité est une recopie, une compilation de textes antérieurs, qui eux-mêmes sont aussi des copies de sources encore plus anciennes.
Il faut remonter à Galien, Isidore, Nicaulos.





Source:
http://bibliotheque-numerique.ville-laon.fr/collection/21-traite-de-la-nature/?n=2&filemedia_id=21&viewer=image&open_viewer=1&page=26


Voilà pour cette suite de noms et de dates des premières descriptions des plantes, avec leurs usages alimentaires et médicaux.
Entre visiter les collections de manuscrits numérisés, regarder les incunables, et collectionner les livres d'études et de documents sur ce sujet qui peut être confus parfois.
La différence entre un herbier de Dioscoride et un herbier de Lamarck, c'est que l'un dessine, l'autre collecte. Et entre les deux, du dessin, ont été faites des reproductions pour l'imprimerie.

Le terme herbier désigne donc plusieurs types de livres selon les époques où la technique a permis de décrire et d'étudier l'environnement.
Pour quelles fins?
Maitriser son environnement, le comprendre, produire de la nourriture et faire un inventaire des connaissances disponibles à chaque époque.
Utiliser les vertus des plantes d'un point de vue médical, alchimique et chimique par la suite.

A chaque fois c'est un progrès qui se base sur la combinaison de plusieurs paramètres:
technique/technologie,
observation,
volonté humaine de trouver une vérité qui va à l'encontre de l'ignorance du moment.

Aujourd'hui ....
La photographie permet de voir ce qui a disparu en 100 ans, ce qui a été modifié génétiquement.

Nourrir et soigner la planète.

Mais aussi et c'est pour cela qu'on collectionne et livres et qu'on ne détruit pas les documents:
Tracer, pour les générations futures, l'évolution de cette appropriation, parfois, de plus en plus, abusive, de notre environnement, de la nature.





lundi 1 août 2016

Les jardins, la botanique et les livres. (9).

Je m'étais précédemment arrêtée en 800 Aps J.C., 50 ans plus tard, c'est la naissance de la botanique arabe et des premières traductions des œuvres de Théophraste et de Dioscoride.

Vers 930, A.H. al-dinawari  écrit  le Kitab al-nabat
Ibn Al Jazzar écrit un ouvrage qui sera traduit en latin, en grec et en hébreu, Viaticus
Ibn Sina (Avicenne), Kitab al-shifa
Ibn Bajja, Kitab al-nabat
Abu al-walid ( Averroès) commente Aristote.

Ibn al-Baytar, Kitab al-jami, et vers 1200, écrit un dictionnaire qui ne sera pas traduit, citant beaucoup d'auteurs et représente une somme des connaissances sur les plantes et leurs applications qui influencera le monde arabe.

L'Andalousie, au 13 ème siècle, est une porte d'échange entre le monde arabe et le monde européen.


Il y a là toute une histoire de la botanique et la médecine, la pharmacologie inventée et écrite par des érudits arabes que nous ne connaissons pas, où leurs apports d'après leurs pratiques sont aussi importants que ceux des pays du Nord, tel Hildegarde de Bingen , Albertus Magnus , Bartholomée Anglicus 







Source:http://www.persee.fr/doc/medi_0751-2708_1989_num_8_16_1142




Ces ouvrages sont parfois des regroupements, des recopies, des découvertes nouvelles où tout cela à la fois. Le propos étant de comprendre où sont les parts d'influences et d'inventions, de recopie, de traduction et de corruption.



http://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/collection/659-le-proprietaire-des-choses/






http://tools.yoolib.com/Ybook/index.php?gotopage=0&user=bmsaintomer&filemedia_
id=638&background=ffffff&pdf_
type=google&url_
css=&menu_left_visible=&menu_left_type=&search=
&lang=&url_return=http%3A%2F%2Fbibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr%2Fcollection%2F659-le-proprietaire-des-choses%2F%3Fn%3D&sid=59tu2iau699npl8hhnnbqhtrb5&fullscreen=1



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(Et si nous ne faisons pas attention, nous trouvons des livres, sur internet,  qui nient la culture grecque en disant que c'est une invention du moyen Age pour occulter l'apport des arabes dans le domaine des sciences et de la médecine, des plantes !!!
( Pas de nom, pas de polémique.) )

Nous dévions vers la médecine, puisque la botanique, connaissance et description des plantes est à l'usage des remèdes pour guérir ... ces sujets se recoupent.


La création de l'Ecole de Salerne réputée pour la rigueur de son savoir et de ses recherches est très peu connue et est à la source des traductions.
"Selon la légende, la fondation de l'école est due à quatre maîtres mythiques : le juif Helinus, le grec Pontus, l’arabe Adela et le latin Salernus, enseignant chacun dans leur langue. Cette légende contient une vérité symbolique : à partir du Xe siècle Salerne s'affirme comme un carrefour politique, commercial et culturel, recevant toutes les influences de la méditerranée (monde byzantin, juif et arabe) et de l'Europe du Nord (présence des Lombards, arrivée des Normands).
Le contexte de sa création n'est que très peu documenté (dates, emplacement exact, fondateurs…), mais déjà, à l'époque romaine, Salerne était célèbre pour son climat propice à la convalescence (Horace, XVe épitre). Selon P. Theil, Salerne serait resté comme un reliquat de la médecine antique, à la fois clérical et laïc[1]. Dès le IXe siècle, la réputation de Salerne s'étend à la Gaule franque. La chronique de Richer de Reims rapporte la présence, en 947, d'un médecin laïc salernitain à la cour du roi des Francs Louis IV d'Outremer. Selon les lettres de Gerbert, Adalbéron, archevêque de Reims, se rend à Salerne en 969 pour y chercher des soins[3].
Salerne profite du voisinage du Mont-Cassin (situé à une centaine de km), où Saint Benoit avait créé un monastère en 529, avec hôpital et scriptorium (bibliothèque et moines copistes) doté de textes médicaux antiques. On y trouvait notamment des textes ou fragments attribués à Hippocrate, Galien et Caelius Aurélien (avant le XIe siècle et l'arrivée de Constantin l'Africain)."
Source WIKI.



A travers la recherche bibliophilique sur la botanique, on touche à un sujet très polémique du côté des universitaires, des politiques et des intellectuels, qui ne permet pas la transmission et la construction d'une paix entre les peuples.
Loin d 'entrer dans cette polémique stérile, pour moi, il est à noter que les échanges entre les cultures ont été légions et que de savoir, qui des arabes ou des européens, ont été les premiers à décrire ou à traduire les écrits grecs et latins, le résultat est le même: des avancées dans la longue compréhension que nous avons à avoir pour vivre ensemble au lieu, excusez moi de la trivialité du terme, se foutre sur la tronche des idées négatives.
Qui a copié sur qui ?

"Le langage médiatique rabote les nuances et traduit en binaire (tout/rien, bien/mal, etc.). Hegel disait que la philosophie peignait gris sur gris. Il en est de même des petits bouts d’ivoire que polissent les historiens. Les médias, eux, brossent leurs fresques en noir et blanc."
Source de:
http://constitutiolibertatis.hautetfort.com/media/01/00/410529995.pdf


la vulgarisation, c'est bien.
Mais la précision et la justesse, c'est mieux.





La problématique pour moi étant d'accompagner cette recherche de connaissances sur un sujet qui fait parti de nos vie: la connaissance des plantes.
Si on réfléchit à la façon dont l'humanité évolue, en ayant coupé ses racines ... d'avec ce monde naturel, comprendre comment la transmission s'est faite à travers la traduction d'ouvrages majeurs des premiers philosophes par les savants voyageurs qu'ils soient du Nord ou du Sud, comprendre comment le savoir est coupé du peuple et remplacé par une technologie, une industrie, une consommation de produits miracles censés répondre à la résolutions de tous nos problèmes existentielles et, plus terre à terre, quotidiens ... comment cela crée de la discorde et encore plus d'obscurantisme, devient une nécessité absolue.

Bien sûr on ne peut pas collectionner et acquérir des livres aussi anciens que les manuscrits et les premiers livres imprimés sans y mettre quelques sous ... Connaître ce qui ensuite sera diffusé à plus grande échelle avec l'imprimerie jusqu'à la littérature du 19ème reprenant largement ces thèmes là, à chaque fois augmentés et parfois corrompus par l'esprit et les théories de l'époque est essentiel pour savoir quoi collectionner.
Et au delà ce cela, le savoir vous ouvre l'esprit: il n'est plus possible d'adhérer à des dogmes.
On les considère comme les piliers nécessaires à une époque où la science et la technologie ne permettaient pas de voir et de comprendre la formule du vivant. On les regarde sous toutes les coutures, ces dogmes, qui tombent les uns derrière les autres. Ce sont les liens qu'ils ont crées au sein de cette humanité, la lumière, par l'esprit critique qu'on se doit de garder et de comprendre, de préserver.

Les livres anciens sont le témoignage de cet esprit assez critique pour faire avancer l'humanité et en même temps, le lieu figé de ce que nous avons à comprendre pour dépasser les querelles stériles qui animent le monde en 2016.
Parce que c'est toujours le problème de la traduction et de ses corruptions possibles qui sont à la source de polémiques parfois injustes, surtout en matière de vulgarisation, vers un public non savant, il faut tenter de remonter et de confronter plusieurs types de connaissances et de domaines pour arriver à saisir les erreurs, là où l'ignorance s'engouffre facilement.

La connaissance et l'ouverture d'esprit permettent cela.
L'éducation qui doit être donnée aux enfants passe par cette compréhension.
Avoir des livres chez soi, choisis et rassemblés dans cette optique, forme l'esprit de la maison.

J'ai choisi la botanique, cet été. Nous aborderons d'autres sujets de la même façon.




https://www.erudit.org/revue/ttr/1993/v6/n1/037136ar.pdf




                                                              ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤









 Source:
 
L'art dentaire à travers la peinture
Par Armelle Baron,Pierre Baron
ISBN : 2-86770-016-7
EAN13 : 9782867700163
 

 

jeudi 28 juillet 2016

Les jardins, la botanique et les livres. (8).

A ce stade de notre découverte de la botanique, il me parait intéressant de reprendre la chronologie proposée dans le livre de Joëlle Magnin-Gonze pour se repérer.
"Histoire de la Botanique aux éditions", Delachaux et Nieslé.

Selon un code couleurs où chacune des couleurs est un domaine:
Art et culture, Progrès en biologie, Sciences et médecine, Société et religions, Progrès techniques, Voyages et découvertes, Progrès en botanique, Progrès en physiologie végétale, Agronomie et horticulture, on peut déjà se faire une idée des angles choisis dans ce livre pour établir une large vue de la botanique.

A l'origine de cette science, on trouve les travaux de Théophraste 250 avt JC, élève d'Aristote.
La nature et Aristote





Source:
http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1992_num_80_292_3264_t1_0096_0000_2



La botanique est aussi une science philosophique dont les travaux de Théophraste seront oublié jusqu'au 15ème où redécouverts, ils seront imprimés.

Dioscoride,
Pline l'ancien,


Je n'ai pas abordé les noms de la Botanique avant Théophraste parce qu'il est difficile de collectionner des livres anciens, étant donné les papyrus ... les tablettes et les livres lapidaires dans son salon ...

Anaximandre
Empédocle
Anaxagore
Menestor
ne s'intéressent aux plantes que dans un esprit pratique d'usage de leur vertu.



Entre 500 et 1500 après JC,vers 700 c'est le Codex Neapolinatus, une copie en grec et illustrée du livre de Dioscoride.





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On trouvera: Ibn Sarabi (Sérapion le jeune) qui écrit un traité de médecine vers 800.

Sur Gallica est numérisé la copie hébraïque de ce traité, voici une copie de la fiche descriptive:
 
"Selon Steinschneider, ce traité des simples est la version hébraïque du Kitab al-Mufradat de Serapion le Jeune (Ibn as-Sarabi). Le premier article est le n°48, פוה (en arabe فوٌة) la garance et se termine par l'article n°400, מאהודנאה en arabe ماهوبدانة, l'épurge. Les 22 premiers feuillets manquent ainsi que la fin. "
Source:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90643719/f7.planchecontact

On trouve une énigme qui ne semble pas avoir été résolue:


Source:
http://rodin.uca.es/xmlui/bitstream/handle/10498/18374/029_064.pdf?sequence=1




Ibn Sarfiyun ou Ibn Sarabi est un médecin arabe de la fin du XIIe siècle. Parfois dénommé Sérapion le jeune dans le but de le distinguer de son homonyme et autre médecin célèbre Yahya ibn Sarafyun (dit Sérapion le vieux). Aucune information précise sur sa vie n'est actuellement connue. Toutefois, sur les bases de matériaux circonstanciés, les chercheurs considèrent l'hypothèse de sa confession chrétienne comme étant la plus raisonnable..Son travail fut traduit en latin au cours du XIIIe siècle. Le premier des trois volumes du botaniste allemandOtto Brunfels, l'Herbarum vivae eicones, fait référence aux travaux d'Ibn Sarabi transmis par l'intermédiaire de son ouvrage Kitâb al-Adwiyah al-Mufradah, leLivre des médicaments simples (Simples signifiant ici élémentaires).


Dans les monastères, c 'est la copie des nombreux manuscrits grecs à la même époque.
Capitulare de Villis

http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1853_num_14_1_445132
http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1853_num_14_1_461811
http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1853_num_14_1_461814




Hortulus Strabon





http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1989x023x004/HSMx1989x023x004x0299.pdf


A faire, A lire, A suivre ....







mercredi 27 juillet 2016

Conseils et expertises. Le blog de la librairie d'Alain Marchiset.

Quel meilleur conseil peut-on donner à une jeune personne qui souhaite découvrir le monde des livres anciens?
Celui de s'adresser à des libraires, des professionnels du livres anciens, qui manipulent beaucoup de livres.
Le regard que je puis avoir aujourd'hui sur les livres anciens, je le dois à des personnes comme Alain Marchiset.
De temps en temps, encourager les jeunes à aller chez les libraires, ça ne peut pas faire de mal, c'est comme la lecture!
C'est une passion les livres anciens ... comme les voitures anciennes, les stylos, les objets curieux.

J'ajoute régulièrement sur le côté  du blog des liens vers les librairies, les blogs qui vous permettront d'acheter des livres, de comprendre et de découvrir des sujets, de vous informer aussi, et de commencer une vraie collection.

Cet article découvert là: http://intersigne.blogspot.fr/ fourmille de conseils, de définitions et d'autres liens qui vous emmènent sur des liens de relieurs québéquois, prouvant qu'il y a une vraie dynamique ailleurs qu'en France.
http://www.bib.umontreal.ca/cs/bibliophiles/collectionneurs.htm
En France, je suis perdue au milieu de la cambrousse ... mais on peut me trouver quand même ...
A deux heures de Paris ... Rien d'impossible.
Dans un endroit aussi beau que la Vallée du Loir très peu connue ... Aussi.




C'est la campagne de chez campagne.
:)

mardi 26 juillet 2016

Les jardins, la botanique et les livres. (7).

 
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f2/Portrait_of_Pierre_Belon_Wellcome_M0009171.jpg




Continuons à parcourir la botanique à travers la collection des livres anciens.

Au 16ème siècle, la botanique se construit avec les voyages, les progrès des sciences de la description.
La curiosité court parmi les jardins et les plantes, et les mers.
Pierre Belon est un acteur important dans le paysage de l'acclimatation de certaines espèces d'arbres:
" (...) parle d'un lieu d'expérimentation dans le jardinage qu'il baptise « établissement pour l'acclimatation des plantes étrangères »."

Source: http://jardin-secrets.com/pierre-belon-article-595,964,fr.html#t1

https://books.google.fr/books?id=_7Gjjt6zCCUC&printsec=frontcover&redir_esc=y&hl=fr#v=onepage&q&f=false
 
 
 
 
 




http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2004x038x002/HSMx2004x038x002x0191.pdf




http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86207631/f7.item






http://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_2001_num_53_1_2425






Pour avoir une idée du prix de ces ouvrages souvent rares,
une sélection non exhaustive.

http://www.bibliorare.com/products/belon-pierre%E2%80%A8lhistoire-de-la-nature-des-oiseaux-avec-leurs-descriptions-et-naifs-portraicts-retirez-du-naturel-escrite-en-sept-livres-par-pierre-belon-du-mans-paris-guillaume/

http://www.livres-grecs.fr/_LIVRES+CHOISIS+-+MEMORABILIA/Fiche/art-0-2376531.htm?Auteur=B%25


http://www.edition-originale.com/fr/livres-anciens-1455-1820/editions-originales/belon-lhistoire-de-la-nature-des-oyseaux-1555-49511


http://camillesourget.com/livres-anciens-dralse-grandpierre-voyage-afrique-amerique-indes-rochefoucauld-belon-poisson-illustre/


http://www.livre-rare-book.com/book/5472669/003113


http://www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=15578725548&searchurl=kn%3Dpierre%2520belon%2520du%2520mans%26sortby%3D17%26n%3D100121503



Tout dépend de l'état (du livre .... je précise) et de la notoriété de la Librairie.

Ce ne sont que les adresses listées sur internet par définition très limité.